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Une sortie à Flamanville et au Pavillon des énergies

mardi 3 avril 2012, par Laurence Noyer, Y. Lebars.

Dans le cadre de leur projet de première et terminale ELEEC (Electrotechnique Energie Equipements Communicants) sur l’énergie, la classe de 1re ELEEC vous présente sa sortie pédagogique à la centrale nucléaire de Flamanville et au Pavillon des énergies de Saint-Jean-de-Daye.

Une journée à Flamanville et au Pavillon des énergies

Départ en bus à 7 h30 du lycée Pierre et Marie Curie :

Les enseignants des classes de première et terminale ELEEC ont organisé une sortie pédagogique le 20 mars 2012. Le matin, la sortie a consisté en la visite de la centrale nucléaire et du chantier de l’EPR de Flamanville.

Repas du midi à Carentan

L’après midi les classes se sont séparées ; les premières sont allés visiter le pavillon des énergies à Saint-Jean-de-Daye et les terminales sont partis à Cavigny pour visiter le centre de retraitement des déchets ménagers (Point Fort environnement).

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Les 1 ELEEC et T ELEEC devant l’EPR

La centrale nucléaire de Flamanville

L’unité 1 de la centrale a été mise en service en mars 1986, et l’unité 2 en novembre de la même année.
Les réacteurs des unités 1 et 2 fournissent 1300 MW chacun. Tous les 4 ans l’uranium du réacteur est changé. La centrale fonctionne en permanence. La sécurité à l’intérieur de la centrale est très stricte : quand on entre, on a obligation de passer dans des détecteurs de métaux et quand ont sort, on a obligation de passer dans un détecteur pour voir si on n’est pas contaminé par la radioactivité. Chaque année prés de 1200 mesures sont effectuées autour de la centrale.

Le chantier de l’EPR

Le chantier de l’EPR a débuté en 2006 et la fin du chantier est prévue pour l’année 2016. Le réacteur EPR produira 1650 MW avec moins de pastilles d’uranium. Le chantier à cet instant a déjà coûté 6 millions d’euros. Il emploie près de 3000 personnes : des maçons, des soudeurs, des électriciens, des grutiers, des plombiers... Il a permis à de nombreuses personnes de trouver un emploi.

Le pavillon des énergies

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1 - Le pavillon des énergies a une position très précise, sa façade est située en plein sud pour pouvoir capter le maximum de chaleur grâce aux baies vitrées qui y sont installées.
Au nord il n’y a presque pas de fenêtre pour éviter la perte de chaleur.
Sur la façade sud se trouvent des pare-soleil qui, en été, empêchent le soleil d’entrer dans la maison pour éviter une grande chaleur, et cela permet en hiver de laisser passer le soleil.
Principe des pare-soleil au pavillon des énergies :

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2 - Il y a sur le toit du pavillon des panneaux solaires thermiques et photovoltaïques. Les panneaux photovoltaïques servent à produire de l’électricité, les panneaux thermiques servent à se chauffer. Leur fonctionnement varie en fonction de la météo. le pavillon possède 39 m² de panneaux solaires photovoltaïques ; le solaire thermique représenterait 30 % de ses besoins en chauffage et en eau chaude.

3 - Les murs et la toiture du pavillon des énergies sont isolés avec du chanvre et du papier broyé. Le but est de bien isoler la maison pour dépenser moins d’énergie possible pour le chauffage de celle-ci. La structure en ossature-bois constitue une enveloppe performante. La végétation sur le toit sert a isoler également, mais aussi à absorber l’humidité.

4 - On a pu observer sur le toit du Pavillon des Énergies des puits de lumière. Le principe est simple : la lumière du soleil est captée par des dômes situés sur le toit du pavillon. La lumière est ensuite acheminée par un conduit réfléchissant qui traverse l’épaisseur du toit. La lumière est ainsi propagée sous différents angles dans la pièce que l’on souhaite éclairer.

5 - On peut trouver dans des pièces bien adaptées des capteurs de plusieurs sortes pour l’éclairage :
- des capteurs de présence qui déclenchent l’éclairage .
- des capteurs de luminosité permettant de contrôler l’éclairage solaire pour adapter la lumière dans les pièces.
- des thermomètres dans chaque pièce afin de contrôler et régler la température.
Tous ces capteurs sont pilotés par un ordinateur : tout est automatisé. Chaque pièce a des réglages propres à ses installations.

6 - Le mur intérieur en terre :
Dimensions : largeur : 60cm ; longueur : 46 m ; hauteur : 6m

Le mur en terre est appelé « mur inertie », celui-ci permet de stocker la chaleur produite dans la maison pendant la journée, et de la redistribuer pendant la nuit l’été, et vice versa l’hiver. Ceci permet d’éviter d’allumer les chauffages, et les ventilateurs et donc faire des économies d’énergie et d’argent. Le mur est totalement naturel, il n’est composé que de terre crue.
La terre crue a une bonne performance hygrométrique : la terre crue est capable d’absorber le même volume qu’elle-même en vapeur d’eau. En agissant ainsi comme une éponge, la terre crue évite les problèmes de condensation, par exemple sur les vitres.

7 - Le puits canadien est un gros tuyau qui est enfoui sous la terre, celui-ci passe partout sous le terrain. Il récupère de l’air extérieur qui est aspiré par une bouche de ventilation à la surface de la terre, l’air est réchauffé grâce à la chaleur terrestre puis est envoyé dans l’habitation.

Installation du puits canadien :

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Schéma de fonctionnement du puits canadien

8 - Le pavillon des énergies est équipé d’une VMC double flux qui permet d’économiser de l’énergie.
Elle est constituée de 2 circuits :
- Le premier avec de l’air sortant de la maison qui va rentrer dans un caisson. Cet air est chaud et humide (air de cuisine, chambre ou encore salle de bain).
- Le deuxième circuit contient de l’air entrant dans la maison (de l’air froid) qui va lui aussi passer dans le caisson (soit échangeur). L’air chaud (air sortant) va donc réchauffer l’air froid (air entrant). Ce système va donc permettre des économies d’énergies puisque l’air qui va entrer dans la maison peut s’élever à 18 ou 19 °.

9 - Le principe de la récupération est de stocker l’eau de pluie dans une cuve. Tout d’abord, la pluie tombe sur le toit qui est incliné spécialement pour faire couler l’eau dans les gouttières. Ces dernières sont reliées à la cuve de 4 m3 puis l’eau est gardée jusqu’à ce qu’elle soit utilisée. L’eau stockée est utilisée pour les sanitaires. Cette récupération d’eau permet d’économiser 70 m3 d’eau pour les sanitaires par an.

La visite de la centrale nucléaire nous a permis d’en savoir plus sur la production et la consommation d’électricité (en France et en Europe) à partir du nucléaire et d’autres énergies. C’est un site très sécurisé par rapport au risque qu’elle représente. Le chantier de l’EPR représente un travail titanesque.

Le pavillon des énergies nous a informé sur les possibilités actuelles d’économiser l’énergie, possibilités qui se développeront dans le futur , tel le système du puits canadien ; cela nous a aussi informé sur l’avancée de notre futur métier d’électricien.