Prix Bayeux 2019

Présentation de l’événement par les élèves de seconde A :
« Le prix Bayeux lycéen s’est passé le 7 octobre 2019, aux archives départementales de St Lo. Nous avons vu 10 reportages de différents pays (Syrie, Libye, Chine, Soudan, ...), sur différents sujets comme la guerre, des attaques terroristes ou des manifestations, tous dans le but de sensibiliser les jeunes et plus largement le monde entier. Un photographe indépendant, Guillaume Binet, nous a parlé de son expérience pendant une heure. »

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Prix Bayeux 2019

L’amphithéâtre des Archives était investi par les lycéens de quatre lycées du département, le lycée Curie-Corot (les classes de seconde A et de terminale COVE), le lycée Le Verrier, le lycée Sivard de Beaulieu et l’EREA Robert Doisneau.

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Vote des lycéens

Les dix reportages

Plusieurs reportages ont retenu l’attention des élèves, marqués par le fait que l’on montrait souvent des enfants victimes de la guerre, « morts dans un bus que l’on a fait exploser, (...) traumatisés par le bruit des avions ». A ce titre, le reportage n°5 a aussi suscité des réactions. Il portait « sur les camps d’internement pour musulmans, camouflés en écoles » en Chine : « en France, on n’arrive pas à imaginer que ça existe encore au XXIe siècle ».
Le reportage n°9, « très émouvant », a fait ressentir « beaucoup de peine pour toutes ces personnes qui vivent sans presque rien » : « Nous avons compris que les habitants de Makotipoco (Congo-Brazzaville) vivent dans la peur et l’angoisse ».
Enfin, le reportage n°10, Venezuela, crisis at the border, « nous a fait d’autant plus réagir que des adolescents de notre âge ont été gravement blessés ».

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Projection des reportages

La rencontre avec le photoreporter Guillaume Binet

« Photographe indépendant, Guillaume Binet, a répondu à nos questions au sujet de son métier. Il nous a donc parlé des risques et des peurs qu’il a éprouvés plusieurs fois. Il a bien sûr aussi abordé les raisons pour lesquelles il fait ce travail et pourquoi il est important, encore de nos jours, que des reporters aillent sur le terrain pour montrer les réalités de certaines atrocités humaines comme la guerre mais aussi la famine qui touche certains pays ou même des manifestations qui tournent parfois au désastre.
Nous en avons donc appris plus sur ce métier hors du commun. On a pu voir que les reporters mettent leur vie en danger, comme dans un des reportages filmés où les journalistes prennent des éclats dus à des bombardements et sont ensuite directement visés par des tireurs. Ces images nous ont particulièrement marqués car c’est à ce moment que nous comprenons vraiment les énormes risques que les reporters de guerres prennent. »

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Guillaume Binet (à droite) répondant aux questions devant l’une de ses photos prise au Yémen

« Pour conclure, ce prix nous a permis de prendre conscience de ce qui se passe dans d’autres pays et qu’on a de la chance de vivre dans un pays développé et riche comme la France. Il est indispensable que des journalistes et photographes, comme Guillaume Binet, risquent leur vie pour nous montrer l’ampleur de ce qui se passe à l’ombre des regards et des médias. »

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